
Au Tchad, chaque prĂ©sident qui arrive trouve dĂ©jĂ ses rebelles qui lâattendent comme sâils avaient reçu une invitation officielle : âBienvenue au pouvoir, voici vos rĂ©bellions !â
Pourquoi ? Parce que nos dirigeants transforment lâĂtat en entreprise familiale. RĂ©sultat : papa ministre, maman directrice, cousin conseiller, et le peuple⊠spectateur sans salaire.
đđ»Mahamat Idriss DĂ©by, lui, dit quâil veut travailler avec tout le monde. TrĂšs bien ! Mais ses conseillers ferment les portes Ă double tour. Le peuple nâa ni eau, ni Ă©lectricitĂ©, ni emploi⊠mais il a des discours !
Quant aux mouvements dâopposition, ce nâest pas mieux :
đđ»le CCMR prĂ©fĂšre surtout les Kreda. Exemple : Ă leur pĂ©age, un Kreda paie 50 dinars, un non-Kreda paie 10⊠On dirait une promo spĂ©ciale âfamille et amisâ !
đđ»le FACT veut changer le pays⊠mais seulement
avec certains Tchadiens.
đđ» H23 , lui, est nĂ© pour faire tomber le MPS⊠mais Ă ce rythme-lĂ , on dirait quâils veulent juste remplacer la chaise sans changer le film đż
Bref, pouvoir ou opposition, chacun veut son clan, sa communauté, son petit cercle. Mais le vrai Tchad, lui, attend toujours un président et des mouvements capables de travailler avec tout le monde, pas seulement avec leurs cousins !