Députés tchadiens : champions de l’applaudimètre

Au Tchad, nos députés ont montré leurs limites. Au lieu de défendre les intérêts du peuple par des propositions concrètes — pour l’éducation, la santé, la sécurité ou l’emploi — ils se sont empressés d’approuver une révision constitutionnelle qui n’a qu’un seul but : prolonger le mandat présidentiel de 5 à 7 ans.

C’est une preuve de faiblesse et de soumission. Ils n’ont pas le courage de dire non, ni de déposer des amendements utiles pour la nation.

Monsieur le PR , vous avez entre vos mains une occasion unique. En refusant cette proposition, vous pourriez prouver que vous êtes un dirigeant tourné vers l’avenir, pas un président obsédé par la durée du pouvoir. Le véritable héritage d’un chef d’État, ce n’est pas le nombre d’années passées au palais, mais les réformes qui changent durablement la vie du peuple.

Le cas du général Abali Salah et l’ex gouverneur : un choix à haut risque

La radiation et la rétrogradation du général Abali Salah posent également problème. Réduire un officier de ce rang est une humiliation qui ne reste jamais sans conséquences. Même si lui-même choisit de ne pas se tourner vers la rébellion, ses proches, ses partisans ou ses sympathisants risquent de le faire.

Créer des humiliés, c’est créer des ennemis. Et le Tchad n’a pas besoin de nouveaux foyers de tensions.

La voie diplomatique est la seule sortie honorable. Chercher à régler ces différends par le dialogue, la concertation et la réconciliation est un acte de sagesse. Car nous voulons tous la paix, et la paix ne s’obtient pas par la force mais par la justice et le respect mutuel.

-Conclusion: choisir la paix et l’histoire

Aujourd’hui, l’avenir du Tchad dépend de décisions cruciales. Les députés ont failli à leur mission, mais il n’est pas trop tard pour que le président fasse preuve de grandeur. Refuser la révision constitutionnelle et privilégier la diplomatie face aux tensions militaires, voilà les choix courageux qui peuvent garantir la stabilité et donner au Tchad une nouvelle image.

Nous ne voulons pas d’un pays d’injustices et de divisions, nous voulons un Tchad de paix et de dignité.

Deux activistes tchadiens, Charfadine et Makaila N’Guelbla, déchus de leur nationalité : des sanctions qui divisent 

À cela s’ajoutent les mesures prises contre certains activistes, déchus de leur nationalité. Cette radicalité ne fait qu’alimenter le mécontentement et risque de créer des tensions supplémentaires. Ces citoyens ne demandent que justice, liberté et dignité ; les punir de cette manière est non seulement injuste, mais dangereux pour la cohésion nationale.

Publié par Abdraman36

Souroundou be karkandji

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